Il aura suffi d'un mois à Publicis pour boucler l'opération. Razorfish, numéro deux du marché américain de la publicité sur internet, était pourtant convoitée par tous les grands noms du secteur.

La cible était alléchante, avec des clients de taille, Microsoft bien sûr, mais aussi Ford ou McDonald's, des clients et un savoir faire, très apprécié par les annonceurs. RazorFish s'est ainsi spécialisé dans la communication sur les téléphones portables et sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter.

Avec cette acquisition, Publicis revendique désormais la place de numéro un mondial de la communication numérique. Mais l'opération aura deux conséquences pour le groupe français : d'abord, Publicis va payer une partie de RazorFish en actions. Du coup, Microsoft va devenir l'un de ses principaux actionnaires, avec 3% du capital.

Ensuite, le groupe français s'engage à l'achat d'espace publicitaire sur les sites internet de l'Américain. Un pari sur l'avenir et sur le succès plus qu'incertain de Bing, le moteur de recherche lancé récemment par Microsoft.